Partager l'article ! Lettre Ouverte au Ministre de la Santé: Monsieur Douste-Blazy Docteur en médecine Ministère de la santé et de la protection sociale 8, av Ségur ...

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Crie, Ô Mon Coeur affamé de justice.
Et toi Vertu, pleure si je meurs.
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Monsieur Douste-Blazy
Docteur en médecine
Ministère de la santé et de la protection sociale
8, av Ségur 75007 PARIS
Monsieur le Ministre,
Jai bien lhonneur de vous choisir comme mon médecin traitant à compter de ce jour et vous demande de mindiquer de quelle manière vous envisagez notre collaboration future.
En ce début dannée 2005, vous avez imposé aux bénéficiaires de lassurance maladie, le choix dun médecin traitant. Je pense que cette solution naura pas les effets escomptés de réduction des dépenses de lassurance maladie. De plus vous allez sanctionner ceux qui refusent cette pratique, en limitant les remboursements, au lieu de vous en remettre à lesprit civique des citoyens. Vous risquez, de ce fait, de mettre en grande difficulté toute une frange de la population qui, pourtant, aspire à une meilleure qualité des soins et au libre choix de son médecin traitant. Lensemble des textes que vous avez fait approuver par le parlement est une atteinte à notre liberté individuelle et collective en même temps quelle est contraire au serment quavec lensemble de vos collègues médecins vous avez fait.
Je me permets de vous rappeler les termes de celui que vous avez dû prêter en 1982 :
« Au moment dêtre admis à exercer la médecine, je promets et je jure dêtre fidèle aux lois de lhonneur et de la probité.
Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.
Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. Jinterviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de lhumanité.
[...] Je ne tromperai jamais leur confiance [des patients] et nexploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. Je donnerai mes soins à lindigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.
[...] Je préserverai lindépendance nécessaire à laccomplissement de ma mission. Je nentreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.
Japporterai mon aide à mes confrères ainsi quà leurs familles dans ladversité. Que les hommes et mes confrères maccordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré et méprisé si jy manque. »
Considérant que, lorsque la loi trahit les hommes, quelle ne représente plus lintérêt général mais les intérêts dune minorité contre lintérêt général, chaque citoyen a le devoir civique de la combattre dans un premier temps, puis, faute dêtre entendu, de lui désobéir, je vous prie dagréer, Monsieur le Ministre, lexpression de ma citoyenneté la plus affirmée.
Jean-Luc Sendegeya
Vous pouvez vous aussi envoyer cette lettre à cette adresse:
L'avenir de la santé est importante, car d'une certaine manière, c'est de notre avenir qu'il sagit.
Georges.
Sinon ce serait de l'impolitesse de sa part.
Il peut vous dire d'accord ou non, ou donner une excuse quelquonque.
Mais s'il ne répond pas, alors là... ce serait la fin des haricots verts...